Premiers Films Serge Le Péron Tous les Films
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19ème Festival International du Premier Film Serge Le Péron
«Comme la critique sert à apprendre pourquoi on aime un tel film, et pourquoi on naime pas tel autre, javais le sentiment au bout de huit années den savoir suffisamment pour pouvoir en faire à mon tour». Et cest ainsi que Le Péron a suivi la tradition des Cahiers, dans le sillage de Truffaut, Rohmer, Godard, Techiné et tant dautres, en se lançant dans un long métrage de fiction. «Cétait un désir du cinéma, ajoute-t-il encore, pas du tout lié à une idée de carrière. Juste la force de lamour du cinéma». Ayant obtenu lAvance sur recette, une coproduction télé (ce qui était plutôt rare à lépoque) et un à-valoir de distribution de Gaumont, LAISSE BETON est réalisé rapidement. Serge Le Péron garde le souvenir dun tournage harmonieux, notamment avec les enfants. Cette histoire attachante dun petit garçon plus mûr que son père rocker (joué par Jean-Pierre Kalfon) lui permet de parler de son enfance, et dune époque. A partir de 1986, il est chroniqueur et réalisateur au célèbre magazine «Cinéma Cinémas». Sen suivent plusieurs uvres pour la télévision: DE LA TERRE À LA LUNE (1989), SÉSAME OUVRE-TOI (1990), LE NOUVEL ENNEMI (1994), LAFFAIRE SPAGGIARI (1997), BRUAY : HISTOIRE DUN CRIME IMPUNI (1998). Il a également signé deux beaux portraits : MUSIQUES DE FILMS : JOSEPH KOSMA et JEAN-PIERRE LÉAUD, acteur principal de son deuxième long métrage de fiction LAFFAIRE MARCORELLE.
A la fin dune soirée de solitude, comme la vie en fabrique parfois cyniquement, François Marcorelle, juge dinstruction à Chambéry, se trouve dans la chambre dune jeune polonaise, rencontrée dans un restaurant turc de la ville. Et là, il commet un meurtre. Du moins le croit-il. Car, pour son ami Georges il sagit seulement dun de ces cauchemars dont il est coutumier. Le pur produit du sentiment de culpabilité qui le ronge depuis toujours et qui donne des armes à ses adversaires au palais. Mais cette fois, François Marcorelle sent quil na pas rêvé : et la preuve, un après-midi dété, dans la pénombre dune salle de cinéma, il la retrouve par hasard... After a lonely evening, Chambéry juge François Marcorelle, who met a polish girl in a turkish restaurant in town, ends up in her room. There, he commits murder. Or at least that's what he believes, but for his friend George, it's only one of those nightmares he is familiar with. Yet this time, François Marcorelle feels he didn't dream, and as to prove this, one summer afternoon he meets her again
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