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2003
Premiers Films en
compétition
Hommage à Jean
François Stevenin
Premiers Films
Hors Compétition
Films de Musique
Films jeune public
Jean Marboeuf
Président du Jury
ContreChamp
Journal du festival
Galerie photos
Lettres de
quelques invités
Tous les Films
du 20ème Festival
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20ème Festival International du Premier Film
Messages de quelqu'uns des invités des précédentes éditions
Quelqu'uns des messages envoyés par des invités ou des réalisateurs
ayant participé aux précédentes éditions du Festival.
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Gabriel Arcand
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Montreal, le 1er novembre
Chers amis du Festival,
Un mot de félicitation pour vos vingt ans dengagement et de ténacité. Un mot dencouragement aussi pour vous inciter à poursuivre cette aventure.
Votre festival est une fenêtre importante pour les jeunes créateurs du monde entier.
Quant à moi, je garde surtout le souvenir impérissable des trois bouteilles de vins qui me furent offertes par le Jury du Festival (2000) (je ne me souviens plus sous quel prétexte...).
Sachez seulement que le vin était de grande qualité et que jai bien bu les 3 bouteilles sans sourciller.
Amicalement.
Gabriel Arcand
Montreal.
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Luc Béraud
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Paris le 2 décembre 2002
Jai passé la plus grande partie de mon enfance dans une ville de province fort jolie mais très éloignée du cinéma. Navets et VF se succédaient dans les 5 cinémas au fil des semaines. Quant à approcher les gens du métier, cétait inenvisageable : la ville, pourtant touristique, nattirait pas les caméras encore cantonnées dans les studios parisiens.
Pour un passionné de cinéma, il ne restait que la lecture, et encore ! A part les revues, lédition des livres de cinéma était encore très timide et limitée... Cest pourquoi je pense que des Festivals comme celui dAnnonay qui célèbrent la diversité du cinéma mondial ont la vertu salutaire de faire connaître des oeuvres que les circuits commerciaux nont pas toujours la volonté de programmer.
Et cest en souvenir de mes frustrations denfant que chaque fois quon me propose de venir fêter mon métier je viens, heureux de voir reconnu mon travail et content de rencontrer ceux qui sont animés de la même passion. Et secrètement, que notre passage de saltimbanque suscitera une vocation et le plaisir à venir de découvrir quelque premier film...
Alors bon anniversaire au Festival International dAnnonay !
Luc Béraud.
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Rosemarie Blank
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Amsterdam, 17 november 2002
Dear Friends from the dAnnonay Festival,
I remember your festival with pleasure. We, the guests, were treated with a delicious catering and pampered in any sense. But most important were the films and the contacts with collegues, the organisers and the public. Iam still remembering faces.
Merci and all best wishes for the future festival years.
Rosemarie Blank
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Chers amis du festival dAnnonay,
Je me souviens de votre festival avec plaisir. Nous, les invités, avons été invités dans de délicieux restaurants et chouchoutés dans tous les sens du terme. Mais le plus important ont été les films et les contacts avec des collègues, les organisateurs et le public. Jai toujours leurs visages en mémoire.
Merci et tous mes meilleurs voeux pour les festivals à venir.
Rosamerie Blank
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Koukou Chanska
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Paris, le 22 décembre 2002
Cher Jean-Louis,
Je suis heureuse dapprendre que le Festival International dAnnonay fêtera ses vingt ans de vie en 2003. Vingt ans déjà !
Je me souviens avec un énorme plaisir de mon séjour en 1996 à votre Festival. Je me sentais à Annonay comme chez moi, en famille. Et quels films !
Wojciech J. Has, ce grand réalisateur au sourire bienveillant, avait le même sentiment. Il ne peut pas vous écrire, mais viendra peut-être vous dire bonjour de lau-delà...
Bonnes fêtes de Noël, bien à vous tous,
Koukou Chanska.
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Réné Gilson
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Je me souviens du Festival dAnnonay... une petite ville où il y a deux ou trois beaux endroits où on aurait soudain envie de situer une scène de film. Je présidais le jury, comme je pouvais. En cinéma comme ne tout, il ne faut jurer de rien. Cétait en quelle année ?
Un tel festival ne peut tenir que par le désir, la volonté, la générosité, la culture de ceux qui lont créé. Je me souviens de Jean-Louis Vey, de son beau livre sur Jacques Becker... Je me souviens de son assistante toute en vitalité et en rires lumineux. Je me souviens aussi dun poète (Jean-Jacques Celly) dont jai gardé deux recueils... Je me souviens un peu des films avec pas mal de flou.
Je vais mal. Je vis dans la tristesse, la gêne et les privations. Jécris encore mais on ne veut plus de ce que jécris. Cest à contre-courant de ce qui se fait aujourdhui et que je naime pas.
Amitiés
Réné Gilson
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Jean-Claude Guiguet
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Le Festival dAnnonay, cest pour moi tout un bouquet dimpressions qui persistent bien au-delà du temps réglementaire.
Alors... si on me dit que cet emblème de lenfance de lart cinématographique a déjà 20 ans, je retrouve par delà les années ce qui reste encore aujourdhui autant de souvenirs vivants qui ne peuvent pas séteindre : les visages inconnus et passionnés des membres du jury, les films inédits venus de tous les coins du monde et plein de promesses, la grande place ombragée devant lhôtel si accueillant, lénergie infatigable de Jean-Louis Vey et puis... la ville qui ma beaucoup séduit par létagement de son architecture domestique singulière, énigmatique et pleine darrière-plans mystérieux, à limage de ces perspectives urbaines quont si poétiquement représentées les primitifs de la peinture italienne du temps de Giotto.
Rien que de songer à tout cela, jai très envie de venir un jour vous revoir !
Jean-Claude Guiguet.
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Alain Jomy
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Un chaleureux salut aux amis dAnnonay
Par deux fois, jai pu apprécier laccueil de léquipe et sentir la passion de tous pour le cinéma -cet art qui nous lie.
Quel plaisir de rencontrer des personnes qui, sans esprit de chapelle, sans snobisme, accueillent les films en tous genres et appliquent au cinéma ce que disait Chabrier pour la musique : il ny a pas la grande musique ou la petite musique, mais la bonne et la mauvaise.
Plein de voeux pour cette 20ème édition.
Alain Jomy
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Pierre Lhomme
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Cher Jean-Louis,
Dix ans déjà ! Le souvenir de laccueil et de la qualité des rencontres est toujours très vif. Jean-Louis Trintignant et moi nous sommes retrouvés spectateurs émus du Combat dans lIle tourné en 61-62, le premier film de Cavalier qui lui navait pas pris une ride...
Romy Schneider y interprétait son premier rôle de femme après les Sissi. Ce jour-là, elle nous manquait infiniment.
A vous les animateurs et les petites fées du festival une amicale pensée et mes bons voeux pour vos vingt ans. Un âge magique nen déplaise aux mauvaises langues.
Bien amicalement.
Pierre Lhomme.
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Luc Moullet
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Je suis arrivé à Annonay par la voie anormale, cest à dire par Graix et la Forêt du Pilat, peu après louragan Lothar. Cest à dire que tous les arbres étaient par terre. Jai eu bien du mal à franchir ces obstacles. Une vraie jungle : je navais jamais vu ça de ma vie.
Annonay, jen avais entendu parler, je lavais vu dans le film qui lui est consacré, LITAN, et cela me donnait très envie de voir si cétait comme dans le film de Mocky. Enfin, à soixante trois ans, jai pu connaître Annonay. Je navais jamais pensé que cela pourrait marriver un jour.
Annonay, cest un peu le San Francisco français. Beaucoup de rues en grande pente, et de multiples facettes. Impossible de voir tout Annonay à la fois. Un espace très réduit sur la carte, et, du fait du relief, énormément daspects variés, insolites, surtout que la ville est bâtie sur une rivière partiellement enterrée. A deux pas du centre, cest le torrent et ses gorges sauvages, ses abords vierges La surprise permanente.
Luc Moullet.
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Dimiter Petkov
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Dear Friends in Annonay,
I love all of you and I will always remember the friendly athmosphere of your Festival. I wish you an other 20 years of Film Friendship !
Dimiter Petkov
SilenceBulgarie
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Chers amis dAnnonay,
Je vous aime tous, et je me souviendrai toujours de lathmosphère sympathique de votre Festival. Je vous souhaite 20 autres années damitié cinématographique.
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Frédéric Pierrot
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e 4 décembre 2002
Bon anniversaire au Festival dAnnonay
Je suis venu vous présenter Capitaines dAvril de Maria de Medeiros lors de la 18ème édition et viens de revoir votre belle ville actrice de ciné...
Cétait bien, à une prochaine fois.
Frédéric Pierrot
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Texte décoré dun puzzle découpé dans la couverture du catalogue de la 18ème édition :
Moi je garde des éclats de films ou de souvenir. Mis ensemble, ça na pas de sens et cest joli.
Merci de mavoir fait venir à Annonay
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Texte sur lenveloppe (décorée également dun puzzle...)
Il faut imaginer ces courriers prendre les voitures, les trains, les sacs de jute et faire le tour du monde avant darriver à destination, voler dans les avions la nuit, et narriver finalement, comme on dit dans les histoires de lapin
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Joseph Pitchhadze
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November 28, 2002
Dear Mr Louis Vey,
I was very glad to receive your letter and I want to thank you for this opportunity to congratulate you for your 20th anniversary.
As one who has attended about 60 film festivals around the world, I remember this festival of Annonay as one of the best, not only because of the high quality of the films which were presented but also because of the wonderful people of Annonay and the wonderful festival team. I have found that you are not only great hosts but you also like different and challenging cinema, something wwhich is rare in a world which is dominated by too expensive ans shallow Hollywood films.
Best regards.
Joseph Pitchhadze.
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Jai été très heureux de recevoir votre lettre et je tiens à vous remercier pour lopportunité que vous me donnez de vous féliciter, à loccasion de votre 20ème anniversaire.
Jai participé à environ 60 festivals de films un peu partout dans le monde, et je me souviens du festival dAnnonay comme de lun des meilleurs, non seulement à cause de la grande qualité des films qui y étaient présentés, mais aussi grâce aux merveilleux habitants dAnnonay, et à la formidable équipe du Festival. Jai trouvé que vous étiez non seulement des hôtes sensationnels, mais que vous aimiez aussi un cinéma différent et exigeant, attitude qui est rare dans un monde dominé par les films trop chers et superficiels produits à Hollywood.
Meilleur souvenir.
Joseph
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Christine Renaud
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Annonay 99 : Présidente de dernière minute dun jury cinéphile orphelin, je me souviens avec bonheur de fous-rires irrépréssibles et de coups de gueule passionnés à la recherche dun consensus qui nest jamais unanimité !
Mais la magie est ailleurs :
Un Iranien qui rassemble ses souvenirs danglais pour échanger avec un Slovène. Ça nexiste pas, ça nexiste pas !
Un Italien qui arrive le coffre plein de bouteilles pour faire des échanges avec les producteurs du cru. Ça nexiste pas, ça nexiste pas !
Et lannée suivante, un Géorgien, un Allemand et un Indien, sencanaillant dans un sympathique bistrot Algérien où danse un couple Mexicain. Ça nexiste pas !
Si, à Annonay, et cest le cinéma qui efface les frontières et fait tomber les barrières linguistiques.
Bon anniversaire.
Christine Renaud.
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Marie-Claude Treilhou
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Le 8 novembre 2002
Quelques souvenirs lointains mais persistants : la découverte dun pays aux splendides secrets, dont on ignorerait encore tout sans ce Festival, dont les organisateurs ouvrent largement et hardiment les portes, dans un savant brassage qui réchauffe les coeurs et les esprits.
Merci encore à vous dexister, et bon anniversaire ! 20 ans, cest le bel âge... longue vie au Festival.
Marie-Claude Treilhou
(je me souviens aussi davoir beaucoup souffert de devoir choisir, comme membre du jury, parmi une moisson de qualités, quelle pourrait être la meilleure).
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Bertrand Van Effenterre
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Lettre à un membre du jury du Festival dAnnonay 1994
Mon cher Pierre,
Les vingt ans du Festival dAnnonay me permettent de répondre à ta lettre du 18 avril 1998
Je tiens de mon père la mauvaise habitude davoir deux tas sur mon bureau, celui des lettres urgentes, et celui de celles qui ne le sont plus. Le seul effort de correspondance étant de faire passer les missives dun tas à lautre
Mais la tienne, elle est là sous mes yeux, sur le bureau, depuis que je lai reçue, et bizarrement, elle est restée entre les deux tas, comme si elle me faisait signe
Oui, Annonay 1994, cétait un grand moment de cinéphilie, une parenthèse de rencontres formidables et de discussions passionnées avec mon jury de spectateurs cinéphiles sélectionnés
Je dis mon, car, moi qui déteste les compétitions et les titres, pour une fois jétais heureux dêtre président, heureux et fier de me retrouver chaque jour avec vous au milieu de ce public tout aussi passionné que vous et de devoir être ensuite à la hauteur de vos débats, de vos interrogations, de vos disputes. Le cinéma, quand cest comme ça, plein de querelles, dengouement, et daffrontement, cest génial
Car il ny a rien de pire que le consensus mou sur les films. Et ça, ça nexistait pas entre vous, vous êtiez plutôt du genre querelle positif-cahiers des années soixante, mentraînant dans la spirale incessante de vos questions et de vos affirmations. Jaurais dû me douter dailleurs que linvitation de Jean-Louis Vey à venir passer quelques jours tranquilles à Annonay était un piège, car un type qui intitule son livre sur Jacques Becker, la fausse évidence cache certainement plus dun tour dans son sac !
Alors merci à Jean-Louis dêtre lalchimiste attentif et malicieux de ce Festival, merci à lui de continuer à croire que le cinéma, cest le lieu par excellence où sexpriment la passion, lémotion et le désir des cinéastes mais également des spectateurs.
Et puis, à toi, Pierre Gruffat, comme à tous les autres membres de mon jury, je vous donne rendez-vous pour le 50 ème anniversaire de Festival, car je suis sur que Jean-Louis nous y invitera tous !
Bertrand Van Effenterre
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