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2003

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20ème Festival International du Premier Film
Section : Films de Musique

- On n'est pas des Marques de Vélo - Le Salon de Musique - Tosca - Carmen Jones - Latcho Drom - Tommy - Ali Farka Touré - Monrak Transistor -

 LE BRUIT, L’ODEUR ET QUELQUES ÉTOILES
Réalisation : Éric Pittard
Musique : Zebda
Montage : Catherine Mabilat
Son :
Olivier Schwob
Interprétation : Farid Benfodil, Kader Benguella, Farid Mekouchech, Kheira Mekouchech
France - 1h10 - Couleur - 35mm
Distribution :
Euripide - Tél : +33 (0)1 56 43 64 00
Site du film

Un soir, à Toulouse, Habib, que tout le monde appelle Pipo, et son copain Amine ont piqué une voiture pour la soirée. Ils se font repérer par un gardien d’immeuble qui prévient la police. Il fait nuit, Amine parvient à s’échapper. Le brigadier tire, Pipo est retrouvé mort au petit matin par une passante du quartier. À l’annonce de la mort de Pipo vécue comme une injustice (il n’avait pas dix huit ans - le coup était à bout portant...), le quartier où Pipo vivait s’est embrasé durant quatre jours et quatre nuits et quelque mille six cents policiers (CRS, Stup, BAC, PJ) furent dépêchés sur place...

Eric Pittard et d’abord connu et reconnu par la qualité de sa lumière (entre autre Chili la Mémoire Obstinée de Patricio Guzman, La Ville Louvre de Nicolas Philibert, Neige de Juliet Berto, Guns de Robert Kramer. Depuis 1976, il réalise aussi des documentaires. Croquants a Croquer (1976) est sélectionné à Rotterdam, Dupont…Bancieci (1989) au Festival du Cinéma du Réel.

- Le Bruit l'Odeur et Quelques Étoiles - Le Salon de Musique - Tosca - Carmen Jones - Latcho Drom - Tommy -
- Ali Farka Touré - Monrak Transistor -

 ON N'EST PAS DES MARQUES DE VÉLO.
Réalisation : Jean-Pierre Thorn
Image : François Khunel, Aurélien Devaux
Son : Jean-Paul Bernard, Jean-Guy Véran (Mac’Tari)
Chorégraphies : Farid Berki, sa Compagnie “Melting Spot” & “Les Authentik’A”
Musique : Madizm & Sec. Undo “Iv My People”
Rap Enfermé : Donya & Toy
Rap Triple Peine : d’Okta, DJ Namock
Graffs : Noé Two (R.A.W.) & Nordine (T.W.A.)
Interprétation : Bouda Sidney, Kool Shen, Jimmy Kiavué, Gabin Nuissier, Pascal Blaise-Ondzie
France - 2002 - 1h29 - Beta
Distribution : Mat Films - Tél : +33 (0)1 45 23 42 20
Site du film

Un portrait de Bouda, jeune danseur Hip Hop de 30 ans, entré en France à l’âge de 4 mois avec sa famille et aujourd’hui clandestin à vie, victime de la loi dite de “double peine” qui, au sortir d’une peine de prison, expulse les enfants de l’immigration vers des pays d’origine qui leurs sont devenus étrangers. Un destin à la fois individuel et collectif -son utopie et sa chute- l’histoire d’une génération au coeur des banlieues nord de Paris (le fameux “93”) où naquit en France le mouvement Hip Hop au début des années 80.

Jean-Pierre Thorn débute en 1965 à Aix en Provence par des mises en scène théâtrales Les Fusils de la Mère Carrar et Sainte-Jeanne des Abattoirs. Il filme ensuite les grévistes du joli mai avec sa caméra : Oser Lutter Oser Vaincre, Flins 68 demeure un exemple du cinéma militant, régulièrement projeté pour soutenir des actions syndicales. Ses autres films restent fidèles à cette pratique Mi-Vie, Le Dos au Mur… Son premier long métrage de fiction, Je T’ai Dans la Peau (1990), raconte le destin étonnant d’une femme religieuse puis dirigeante syndicale, se suicidant au lendemain de la victoire de la gauche de 1981. Faire Kifer les Anges, a laissé un souvenir fort à bon nombre de spectateurs annonéens lors du 17ème Festival.

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- Le Bruit l'Odeur et Quelques Étoiles - On n'est pas des Marques de Vélo - Tosca - Carmen Jones - Latcho Drom -
- Tommy - Ali Farka Touré - Monrak Transistor -

 LE SALON DE MUSIQUE
Réalisation : Satyajit Ray
Scénario : Satyajit Ray d'après une nouvelle de Tarashankar Bannerjee
Image : Subrata Mitra
Musique : Ustad Vilayat Khan
Interprétation : Chhabi Biswas (Biswambhar Roy), Padma Devi (son épouse), Gangapada Basu (Mahim Ganguli), Tulsi Lahiri (l'intendant), Kali Sarkar (le serviteur), Pinaki Sen Gupta (Bireswar, le fils de Biswambhar)
Inde - 1958 - 1h40 - N et B - VOST
Distribution : Films Sans Frontières - Fax : +33 (0)1 42 77 01 24

Le Bengale dans les années 20. Biswambhar Roy, aristocrate et propriétaire terrien, a passé l'essentiel de sa vie à assouvir sa passion pour les fêtes musicales, les concerts donnés dans le salon de musique de son palais, devant un petit public d'amis, par des musiciens, des chanteurs, des danseuses. Cette passion l'a ruiné, alors que dans le même temps, son voisin Mahim Ganguli, bourgeois parvenu, prospérait et cherchait également à rivaliser avec lui sur le plan musical. Peu à peu, Roy s'est enfoncé dans la contemplation passive et nostalgique de sa propre décadence. Après la mort accidentelle de sa femme et de son fils dans le naufrage d'un bateau lors d'une tempête, il a fermé son salon de musique. Quatre ans plus tard, il le rouvre pour un dernier concert dans lequel il engloutit ses dernières ressources, mais qui lui procure le plaisir suprême d'humilier son rival, Ganguli. Resté seul après le départ des invités, il s'enivre toute la nuit et porte un toast à ses nobles ancêtres, à sa propre noblesse, et à lui-même. Malgré les recommandations de son domestique, il tient à monter à cheval et fait une chute mortelle.

Né en 1921 à Calcutta dans une famille d'artistes et d'intellectuels (son grand-père fut l'ami de Tagore), Satyajit Ray eut néanmoins une jeunesse difficile, ayant perdu son père à deux ans et l'entreprise familiale (une imprimerie) ayant fait faillite. D'abord dessinateur dans la publicité, il se passionne pour le cinéma et fonde en 1947 la Film Society. Choc décisif, il rencontre Renoir venu tourner Le Fleuve en Inde. Ses goûts vont alors de John Ford au néoréalisme. C'est sous cette dernière influence qu'il faut placer son premier film Pather Panchali d'après un roman célèbre de la littérature bengali mais où il a mis aussi beaucoup de lui-même. Avec Aparajito et Le Monde d'Apu, cette oeuvre forme une trilogie dont le succès international sera considérable. Trop considérable peut-être au point de faire oublier d'autres films comme les admirables Salon de Musique (1957), Charulata (1964), La Maison et le Monde (1984)... Satyajit Ray est, faut-il le répéter, un très grand cinéaste.

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- Le Bruit l'Odeur et Quelques Étoiles - On n'est pas des Marques de Vélo - Le Salon de Musique - Carmen Jones -
- Latcho Drom - Tommy - Ali Farka Touré - Monrak Transistor -

 TOSCA
Réalisation : Benoît Jacquot
Scénario : Opéra de Giacomo Puccini
Image : Romain Winding
Montage : Luc Barnien
Interprétation : Angela Gheorgiu (La Tosca), Roberto Alagua (Mario) Ruggeiro Raimondi (Scarpia), Isild Le Besco (La marquise Attayanti)
France - 2001 - 1h59 - VOST - Couleur
Site du film

Après Don Giovanni par Losey, Carmen par Rosi, La Bohème par Comencini et Mme Butterfly par Mitterand, Toscan du Plantier poursuit ses films d’opéra en passant commande de La Tosca à Benoît Jacquot. Nous savions jusqu’ici que le théâtre filmé réussit à Jacquot (La Fausse Suivante de Marivaux, le spectacle de Luchini), désormais nous savons aussi que l’opéra lui convient parfaitement. A l’architecture épurée de La Tosca (trois actes, un triangle amoureux, trois décors, trois morts) Jacquot adapte une mise en scène sobre se contentant de célébrer le chant (cette expressivité du chant qui donne aux mouvements du corps leur véritable ampleur). Jamais le filmage ni le jeu des comédiens ne font écran à la beauté des voix. Résultat : Angela Gheorghiu (soprano), Roberto Alagna (ténor) et Ruggeiro Raimondi (baryton) sont plus que jamais expressifs car ils sont à la fois divas et acteurs, admirablement servis par le 7ème art. Mais la réussite ne serait totale sans la qualité de l’orchestration (The Royal House Orchestre dirigé par Antonio Poppano) et de l’enregistrement.

1975, Benoît Jacquot Signe un coup d’essai, l’Assassin Musicien qui le laisse à la tête des cinéastes de sa génération, l’équivalent d’un Techiné Les Enfants du Placard (1977), Les Ailes de la Colombe (1981) confirment son talent d’écrivain cinéaste. La Desenchantée marque un tournant da sa carrière en cassant son image de créateur austère. Depuis La Fille Seule (1995) jusqu’à XXX (1999), Benoît Jacquot trouve ses marques avec le grand public.

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- Tommy - Ali Farka Touré - Monrak Transistor -

 CARMEN JONES
Réalisation : Otto Preminger
Scénario : Harry Kleiner d’après Mérimée, Bizet, Meilhac et Halévy, Hammerstein II
Image : Sam Leavitt
Musique : Georges Bizet
Décors : Edward L. Ilou, Claude E. Carpenter
Interprétation : Dorothy Dandridge, Harry Belafonte, Olga James
USA - 1954 - 1h07 - Cinémascope - Couleur

Dans le sud des Etats-Unis, pendant la dernière guerre mondiale, la belle Carmen Jones travaille dans une manufacture de parachutes. A la suite d’un crêpage de chignon avec une autre ouvrière, elle est conduite devant les autorités militaires par le caporal Joe, un soldat, fiancé à sa cousine Cindy Lou. Ce dernier s’enflamme pour la belle et se prend pour elle d’une passion dévorante. Mais Carmen, dont les amours ne durent pas plus de trois mois aguiche, bientôt d’autres hommes. Husky Miller, un champion de boxe, devient son amant en titre. Fou de rage et de jalousie, Joe, qui entre temps a déserté pour suivre Carmen à Chicago, étrangle l’infidèle.

Réalisé en 1954, les héritiers de Bizet ont bloqué ce film en France jusqu’en 1981, date à laquelle les droits sont enfin tombés dans le domaine public. Après une sortie discrète où seuls quelques aficionados ont pu apprécier la véritable valeur de ce film, l’unique projection de Carmen Jones par le Festival d’Annonay est un événement à ne rater sous aucun prétexte.

D’origine viennoise, Otto Preminger a d’abord travaillé avec Max Reinhart au théâtre. La montée du nazisme le contraint à l’éxil. Broadway lui offre la possibilité de déployer son talent mais il préfère Hollywood. Il devient vite un maître du film noir (Laura), et excelle aussi dans le western (River of no Return avec Marilyn Monroe) ou les fresques historiques (Exodus). Le spectateur retiendra encore, dans sa longue filmographie : Tempête à Washington et Autopsie d’un Meurtre.

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 LATCHO DROM
Réalisation : Tony Gatlif
Scénario : Tony Gatlif
Image : Eric Guichard
Son : Nicolas Naegelen
Musique : Alain Weber
France - 1993 - 1h40 - Couleur
Contact :
K.G. Production Tél : +33 (0)1 44 41 13 73

Au-delà de l’émotion que génère Latcho Drom (Bonne route), par la beauté des chants et musiques, par la vibration envoûtante, par la présence des musiciens qui vivent leur art avec une intensité naturelle - avec “feeling” diraient les jazzmen et rockers - Latcho Drom est sans doute le film le plus juste consacré aux Gitans. Peu importe la manière dont Tony Gatlif élabore le filmage des gitans, peu importe les petites saynètes qui illustrent le rejet dont ceux-ci sont victimes un peu partout (des villageois hostiles qui les font décamper, le tatouage sur l’avant-bras d’une grand-mère illustrant une chanson sur Auschwitz, la police espagnole murer un squatt hébergeant un “club” de flamenco), ce qui compte, c’est que dès l’instant où les Louars du Rajahstan, et autres Roms d’Egypte, Roumanie, Hongrie, France et Andalousie entrent dans leur musique, saisissent un violon, et laissent parler leur tradition, ou celle qu’ils ont empruntée au pays où ils se sont installés, ils se mettent à exister avec une force et une générosité rares.

Tony Gatlif, né en 1948, donne des lettres de noblesse au cinéma gitan. Depuis La Tête en mine (1975) jusqu'à Vengo, son dernier film en date, en passant par Les Princes (1983), Latcho Drom (1993),... Gatlif filme son peuple, avec une énergie à faire déplacer des caravanes. Souvent il s'efface derrière le sujet (sa mise en scène est tout le contraire du Temps des Gitans dont l'écriture ostentatoire sert à affirmer un auteur, Kusturica), ce qui nous le rend encore plus nécessaire.

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 TOMMY
Réalisation : Ken Russell
Scénario : livret de Peter Townshend
Image : Dick Bush
Musique : les Who
Interprétation : Roger Daltrey (Tommy), Oliver Reed (le beau-père), Ann Margret (la mère), Robert Powell (le père), Paul Nicolas (Kevin)...
GB - 1974 - 1h50 - VOST - Couleur - 35mm
Contact :
Cinémathèque Française

A la suite d’un traumatisme provoqué par la mort de son père, un héros, à ses yeux (puisqu’il était pilote tué en combattant), le petit Tommy devient sourd-muet et presque aveugle. Marginalisé par son handicap, il n’en devient pas moins un champion du billard électrique. La gloire venue, il rencontre un beau jour l’”acid-queen” qui l’initie à la drogue. Tommy s’éclate littéralement, et, projeté à travers un miroir, il retrouve tous ses sens, et devient même un messie...

Assurément la plus forte personnalité du cinéma anglais des décennies 60-70. Après une amusante pochade en hommage à Brigitte Bardot : French Dressing, l’adaptation audacieuse du roman sulfureux de D.H. Lawrence, Women in Love, le rend mondialement célèbre. Suit Les Diables, d’Aldous Huxley, follement baroque et puissamment érotique, qui lui vaut une réputation de cinéaste visionnaire que confirmeront ses bio-pics de grands musiciens : Tchaïkovski, Mahler, Liszt.

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 ALI FARKA TOURÉ
 Le Miel n’est Jamais bon dans une seule bouche
Réalisation : Marc Huraux
Image : Jean-Michel Humeau, Marc Huraux
Interprétation : Ali Farka Touré, Affel Bocoum, Oumar Touré, Hamma Sankaré, Souleyman Kané, Samba Touré, Oumar Diallo Barou
2001 - 1h33 - dolby SR - Couleur - 35mm
Distribution :
Magouric - Tél : +33 (0)1 40 40 20 60

Né en 1939 dans le village de Kanau sur les rives du fleuve Niger, près de Tombouctou au nord-ouest du Mali, Ali Farka Touré est issu d’une famille noble de culture Songhay. À l’âge de 12 ans il fabrique son premier djerkel (petite guitare monocorde traditionnelle, utilisée pour appeler les esprits du fleuve), et fait son apprentissage musical. Après la mort de son père à la guerre, sa famille a déménagé à Niafunké, l’un des plus grands villages du sud-ouest de Tombouctou, où il trouve à l’adolescence un travail de chauffeur ; il sillonne les routes de toute la région, et, lors de ces voyages, joue de la musique à l’occasion des fêtes et cérémonies. Ainsi, à 20 ans, il parle couramment sept langues maîtrise en plus du djerkel, le njarka (violon monocorde), le ngoni (luth à quatre cordes) et la flûte peule. En 1956, il assiste à un spectacle du Ballet National de Guinée avec le guitariste Keita Fodeba, et décide sur le champ de devenir guitariste, bousculant la tradition qui veut que seuls les griots peuvent être musiciens. Il transpose sa technique traditionnelle du Sahel, peuls, songhay, touaregs... à la guitare “occidentale”.

La caméra de Marc Huraux filme avant tout l’âme africaine, car les musiques ont beau être dites “du monde”, elles ont un pays. A Niafunké, dans la boucle du Niger où vivent encore les djimballas, ces esprits du fleuve, et où Ali Farka Touré a toujours sa ferme, parmi les siens, le cinéaste et le musicien sexagénaire ont travaillé en osmose : faire exister le génie des lieux dans la matière sonore elle-même. Une très belle évocation de l’Afrique.

Né en 1954 à Paris, Marc Huraux fait ses classes à l’IDHEC avant de commencer à tourner ses propres films. Féru de musiques, il réalise en 1986 : Batouka, un documentaire sur le festival de percussions en Guadeloupe, en 1987 : Bird Now sur Charlie Parker et en 1989 : Check the Changes, une investigation des scènes éclatées du jazz à travers le nouvel apartheid “libéral” des années Reagan. Actuellement, il travaille sur l’histoire de la résistance ouvrière pendant l’Occupation Soufflons nous-mêmes notre Forge.

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 MONRAK TRANSISTOR
Réalisation : Pen-Ek Ratanaruang
Scénario : Pen-Ek Ratanaruang d’après le roman de Wat Wanlayangkoon
Image : Chankit Chamniwikaipong
Musique : Amornblong Methakunavudh et Chartchar Pongprapa-Pèn
Décors : Saksiri Chuntarangsri
Interprétation : Suppakorn Kitsuwan (Pèn), Siriuakorn Pukkavesa (Sadao), Black Pomtong (Yôt), Somlek Sakoikul (Souwât), Porntip Papènai ((Dao), Ampol Rattanawong (Siao)
Thailande - 2002 - 1h46 - VOST - Couleur - 35mm
Distribution :
Océan - Tél : +33 (0)1 56 62 30 30

Pèn, chanteur amateur, ne rate aucune occasion pour montrer son talent. Lors d’une fête de village, il déclare sa flamme à Sadao. Ils décident alors de se marier rapidement. En cadeau de mariage, Pèn offre à sa femme un petit poste de transistor. Sadao est enceinte de quatre mois lorsque Pèn se voit obligé de quitter la maison pour faire son service militaire. Il participe à un radio-crochet qu’il remporte avec succès et décide alors de déserter pour partir à Bangkok afin d’accomplir son rêve : devenir chanteur. Engagé au sein d’une troupe par un imprésario douteux, ses rêves tournent très vite au cauchemar. Contraint de prendre la fuite, Pèn se retrouve malgré lui embauché comme travailleur dans une exploitation de cannes à sucre. Malheureusement, à la suite d’une rixe qui tourne mal, il perd son emploi. La fuite en avant continue. Après moult péripéties, les choses vont de mal en pis pour lui, il n’aspire plus qu’à une chose : retrouver sa femme et l’enfant qu’il n’a jamais connus. Désespérée et sans nouvelles de Pèn, Sadao se raccroche au petit transistor, symbole des jours heureux, période où les rêves étaient encore possibles…

Pen-Ek Ratanaruang naît à Bangkok en 1962 et étudie l’histoire de l’art au Pratt Institute de New-York. Après avoir fait ses armes comme concepteur graphique à New-York, il rejoint la Thaïlande et travaille comme directeur artistique pour l’agence Léo Burnett. Puis il réalise des films publicitaires pour l’agence thaïlandaise The Film Factory. Son premier moyen métrage, Fun, Bar, Karaoke, a été présenté en première mondiale au Forum International du Nouveau Cinéma au Festival de Berlin. Il est salué comme un pilier de la toute “nouvelle vague” thaïe.

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