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22ème Festival International du Premier Film
Premiers films en Compétition

= Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité =

 How I Killed a Saint

How I Killed a saintRéalisation : Teona STRUGAR MITEVSKA
Scénario : Matthew BARDIN, Teona STRUGAR MITEVSKA
Image : Alain MARCOEN
Montage : Nicolas GASTER, Rohan SEN
Musique : Olivier SAMOUILLAN, PROJECT ZLUST
Interprétation : Labina MITEVSKA, Milan TOCINOVSKI, Silvija STOJANOVSKA, Kiril KORUNOVSKI, Dzevdet JASARI
2003 - 1h22 - Couleur - 35 mm - VO macédoine - ST français -
Contact : SILKROAD PRODUCTION – 01 53 41 41 61

Après avoir vécu quelques années en Amérique, Viola retourne en Macédoine, son pays natal. De retour dans sa famille, la jeune femme est confrontée à une société déchirée par des luttes internes, où l’argent et le travail sont des denrées rares. Elle découvre que son frère Kokan est devenu un nationaliste invétéré : il sabote les véhicules de l’OTAN, travaille au noir comme coursier pour des commerçants et surtout, il rêve de commettre un jour un grand attentat. Progressivement, les parcours de Viola et de Kokan s’entremêlent. A son insu, Kokan met sa sœur gravement en danger, ce qui va forcer la jeune femme à dévoiler la vraie raison de son retour.

Dans ce premier film, Teona STRUGAR MITEVSKA nous brosse un portrait particulièrement convainquant d’un pays en guerre avec lui-même, et dont les habitants vivent en situation d’insécurité permanente face aux explosions de violence. La soif de violence éprouvée par Kokan est symptomatique de la recherche d’identité qui caractérise le pays tout entier. HOW I KILLED A SAINT parle de gens qui tentent de survivre dans les circonstances les plus extrêmes. Née d’un profond besoin de témoigner de la réalité des conflits actuels, cette œuvre participe sans aucun doute à l’inauguration d’une nouvelle génération de cinéastes talentueux dans les Balkans.

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Née en 1974 à Skopje. Teona STRUGAR MITEVSKA suit une formation de restauratrice d'art et de graphiste puis les cours de cinéma de l'Université de New York. Après une expérience de directrice artistique dans la publicité, elle réalise un court-métrage muet, WHY IS BETTY BOOP ANGRY ?, puis un film documentaire, AMER IN AMERIKA. Son court- métrage VETA est présenté au festival de Berlin en 2001. HOW I KILLED A SAINT est son premier long métrage.

= How I Killed a Saint = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =

 Kontroll

KontrollRéalisation : Nimrod ANTAL
Scénario : Nimrod ANTAL
Image : Gyula PADOS
Montage : Istvan KIRALY
Musique : NEO
Interprétation : Sandor CSANYI, Csaba PINDROCH, Zoltan MUSCI, Sandor BADAR, Zsolt NAGY, Eszter BALLA
2004 - 1h46 - Couleur - 35mm - VO hongroise - ST français -
Contact : MAGYAR FILMUNIO – 36 1 351 77 60

Site Officiel du Film

Avec son équipe de "bras cassés", Bulcsu contrôle les billets dans le métro de Budapest. À peine sait-il encore ce qu'est la lumière du jour, car depuis des années, les entrailles du métro ne sont pas seulement son lieu de travail, il y a également élu domicile. Un mystérieux assassin hante les lieux, mais aussi l'amour, qui vient à la rencontre de Bulcsu sous les traits de la belle Szofi.

À tout juste trente ans, Nimród ANTAL crée avec ce premier film un univers qui obéit à ses propres lois. Au royaume du métropolitain, les contrôleurs sont rois. Leurs nuées d'escadrons quadrillent l'ensemble du réseau afin de piéger les usagers sans billet. Avec une mise en scène virtuose, Nimrod ANTAL réussit à filmer le métro de Budapest de telle façon que le spectateur se sente transporté dans un monde à part (claustrophobes s’abstenir !). Curieuse, la caméra explore chaque recoin de ce labyrinthe souterrain. Et comme il se doit, le voyage ne va pas sans une certaine angoisse avec cet intrigant personnage de tueur masqué. Savant mélange de comédie, de thriller et de romance, KONTROLL est un bel exercice de style particulièrement divertissant.

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Né en 1973 à Los Angeles, Nimród ANTAL étudie le cinéma au Film Workshop du Pasadena Art Center, en Californie. Il s'installe ensuite en Hongrie où il suit des cours à l'Académie hongroise du théâtre et du cinéma. Sa filmographie comprend: SHOOTING THE CLOWN (1992), INSURANCE (1999). KONTROLL, un de plus grands succès de 2003 en Hongrie, et récipiendaire de trois récompenses cinématographiques, est son premier long métrage de fiction présenté cette année dans la section Un Certain regard du Festival de Cannes.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =

 Littoral

LittoralRéalisation : Wajdi MOUAWAD
Scénario : Wajdi MOUAWAD, Pascal SANCHEZ
Image : Romain WINDING
Montage : Yvann THIBAUDEAU
Interprétation : Steve LAPLANTE, Gilles RENAUD, MIRO, Isabelle LEBLANC, David BOUTIN, Pascal CONTAMINE, Manon BRUNELLE
2004 - 1h36 - Couleur - 35mm
Contact : EGM PRODUCTIONS - (514) 982 9862

Site Officiel du film

Wahab, un jeune québécois issu d’une famille libanaise, perd son père peu après son anniversaire de naissance. Et la vie insouciante de Wahab bascule. Les tantes et les oncles qui l’ont élevé refusent que la dépouille du père repose à côté de celle de sa femme dans le caveau familial. Dans les affaires de son père, Wahab trouve des enregistrements qui lui étaient destinés mais que son père ne lui a jamais envoyés. Avec stupéfaction, Wahab apprend la vérité sur la mort de sa mère et découvre que toute la famille tient le père responsable de la mort de leur sœur. Mais le jeune homme apprend aussi qu’il était désiré par sa mère très amoureux l’un de l’autre. Il est l’enfant de l’amour. Profondément bouleversé, Wahab se rebiffe contre sa famille et décide d’aller enterrer son père à Kfar Ryat, son village natal au Liban.

Wajdi MOUAWAD, metteur en scène bien connu du milieu théâtral montréalais, reprend pour ce premier long métrage une œuvre-phare de son répertoire. Cette pièce qu’il a mis au monde et qui a été jouée plus de 175 fois au théâtre dont au Festival d’Avignon est le point culminant de sa réflexion autour de l’origine. Dans ce parcours initiatique qui force un individu à prendre conscience de soi et des autres, on retrouve les lignes autobiographiques d’un auteur marqué par la guerre et l’exil. Transporté au cinéma, LITTORAL est un film théâtralisé qui allie dans sa mise en scène autant le grotesque que le dramatique, une vision baroque de la mort et sa tragique quotidienneté. Des acteurs fougueux viennent servir cette ode qui traverse les frontières.

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Wajdi MOUAWAD est libanais par son enfance, français par sa façon de penser et québécois par son théâtre. Il a étudié à l’École Nationale de Théâtre. Depuis il a écrit, joué et mis en scène des pièces pour les petites, les moyennes et les grandes personnes. Des textes pour la radio. Des textes pour les journaux. Des adaptations et aussi des traductions. Avec Isabelle LEBLANC il a créé le Théâtre Ô Parleur. Pour prendre la parole, la faire voyager et surtout la célébrer. LITTORAL est son premier long métrage de fiction.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =

 Bye Bye Tiger

Bye Bye TigerRéalisation : Hélèna VILLOVITCH, Jan PETERS
Scénario : Hélèna VILLOVITCH, Jan PETERS
Image : Marcus WINTERBAUER
Montage : Jan PETERS
Musique : Pit PRZYGODDA, Serdar GUNDUZ-FABRIKA
Interprétation : Frédéric DANOS, Armando NAVARRO, Anna KOCH, Tsuneko TANIUCHI, Johannes MATERN, Marcel DIDOLFF
2004 - 1h25 - Couleur - 35mm - VO allemande, française et anglaise - ST français -
Contact : ABILDUNGSZENTRUM - 49 40 8905004

Le film se passe quelque part entre la France, la Belgique et l’Allemagne. Le véritable premier rôle de cette fable revient sans conteste à une plate-forme autoroutière où se rencontrent Paul, cinéaste en devenir, Anna, belle insomniaque, Franck, parisien arrogant, et une flopée de personnages pittoresques et/ou marginaux.

BYE BYE TIGER est vraiment un drôle d’objet cinématographique. C’est, tout d’abord, un road movie de fiction tourné quasiment comme un documentaire et parodiant avec délectation tous les tics des home movies (auto complaisance de l’apprenti cinéaste, cadrages foirés, prise de son approximative,…) Mais surtout, VILLOVITCH et PETERS interrogent avec beaucoup d’acuité les frontières de la fiction en tant que genre en s’appuyant sur leur casting d’amis, leur questionnement permanent sur la mise en scène (filme-t-on de la même manière en Super 8 ou en vidéo numérique ?) , leur intérêt pour l’improvisation et leur ouverture à tout ce qui se passe en dehors du scénario. Derrière sa façade de film potache avec ses moments de franche hilarité, le film est, mine de rien, une très belle réflexion sur ce qu’est le cinéma aujourd’hui.

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Hélèna VILLOVITCH est née en 1963 à Bourges. Écrivain et cinéaste, elle collabore au magazine ELLE.
Jan PETERS est né en 1967 à Hanovre. Il a fait ses études à l’École des Beaux Arts de Hambourg. Il vit et travaille actuellement entre Hambourg et Paris.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =

 Predmestje (Banlieues)

BanlieuesRéalisation : Vinko MODERNDORFER
Scénario : Vinko MODERNDORFER
Image : Dusan JOKSIMOVIC
Montage : Andrija ZAFRANOVIC
Musique : Jani GOLOB
Interprétation : Renato JENCEK, Peter MUSEVSKI, Jernej SUGMAN, Silvo BOZIC, Tadej TOS, Maja LESNIK, Alenka CILENSEK
2004 - 1h30 - Couleur - 35mm - VO slovène - ST français électronique -
Contact : FORUM LJUBLJANA – 386 1 433 80 74

Site officiel du film

Le triste Marjan se remet fort difficilement du suicide de sa femme. Il faut dire qu'il passe ses soirées au bowling à boire son malheur avec ses trois meilleurs amis : un ivrogne brûlé, une brute sans cervelle et un masturbateur chronique. Mais le comble du malheur demeure deux jeunes étrangers, ses nouveaux voisins, qui font l’amour du matin au soir, l'empêchant de vivre son deuil en paix. Insouciants, jeunes et heureux, les nouveaux arrivants viennent rappeler à Marjan combien son existence est misérable. La fille est belle, leur vie sexuelle passionnée et leur café est bien meilleur que le sien. Lentement, sa haine pour eux grandit. Par curiosité malsaine et pour passer le temps, ses comparses et lui décident alors de les filmer dans leurs ébats : geste en apparence anodin mais qui va déclencher un engrenage fatal de violence et de haine.

Si PREDMESTJE débute sur le mode de la comédie noire, le ton du film se fait de plus en plus lourd jusqu'à atteindre ce point de non retour (attention : scène traumatique !) où la comédie tourne au drame. Oeuvre crue, directe et déstabilisante, PREDMESTJE choque et provoque la réflexion, ou du moins la réaction. Si le film possède son lot d'images fortes, MÖDERNDORFER sait toutefois tempérer la barbarie avec une dose de sensibilité en réussissant in fine à saisir l'humanité d'êtres dont les agissements sont inhumains.
PREDMESTJE crée l'inconfort, certes, mais c'est d'abord et avant tout une première oeuvre de fiction forte, de nature critique et sauvage, qui vient chercher le spectateur par les cordes sensibles et lui crache son message en plein visage. À prendre ou à laisser…

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Né à Celje en 1958, Vinko MODERNDORFER obtient son diplôme de metteur en scène au sein de l'académie de théâtre, radio, cinéma et télévision slovène. Ces vingt dernières années, il a travaillé à la mise en scène de plus de quatre-vingts pièces de théâtre et opéras, pour la radio et la télévision, ainsi que sur des documentaires basés sur ses propres scénarios. Également écrivain, sa bibliographie comprend aussi bien drames, poèmes, nouvelles, romans, que scénarios et essais. BANLIEUE (2004) est son premier long métrage de fiction.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =

 Mon Coiffeur Préféré (MIN MISUNNELIGE FRISOR)

Mon Coiffeur PréféréRéalisation : Annette SJURSEN
Scénario : Lars SAABYE CHRISTENSEN, Anette SJURSEN
Image : Philip OGAARD
Musique : Stein B. SVENDSEN
Interprétation : Bjorn SUNDQUIST, Gard EIDSVOLD, Hildegun RIISE
2004 - 1h05 - Couleur - 35mm - VO norvégienne - ST français -
Contact : NORWEGIAN FILM INSTITUTE – 47 22 47 45 75 00

Bent, est un jeune homme célibataire, doux et introverti. Il mène une vie tout ce qu’il y a de plus monotone, partageant ses journées entre son travail à la morgue et les repas du soir pris quotidiennement avec son père. Une relation pour le moins étrange le lie à Frank, son coiffeur et voisin, chez qui il a coutume d’aller se faire couper les cheveux depuis bientôt dix ans. Un beau jour, une jolie jeune femme prénommée Susie vient installer sa boutique dans le voisinage. Alors que Frank se méfie de cette nouvelle arrivante qui souffre de troubles de la mémoire immédiate, Bent, lui, en tombe éperdument amoureux. Afin d’avoir toutes ses chances de séduire Susie, Bent décide alors de reprendre sa vie en main et de changer pas mal de choses, à commencer par sa coupe de cheveux…

Que feriez-vous si votre coiffeur préféré s’immisçait de manière insidieuse dans votre vie privée, au point de vous gâcher l’existence ? C’est l’étonnante mésaventure qui arrive à Bent, notre sympathique (anti) héros. Que cherche exactement Frank ? Que cache sa fascination exclusive pour son unique client ? De l’amitié ? De l’amour ? Ou quelque chose d’autre ? Cette belle ambiguïté constitue le cœur de cette première œuvre et en fait toute la singularité. Mis en scène avec tact et sobriété et interprété par un trio de comédiens attachants, MY JEALOUS BARBER est un film drôle, léger et subtil qui distille un humour absurde et décalé particulièrement jubilatoire.

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Annette SJURSEN a travaillé en tant que journaliste et critique de cinéma avant de réaliser des courts-métrages. L’un d’eux, DUBLIN IN RAIN, a obtenu une reconnaissance internationale. Annette SJURSEN est, par ailleurs, réalisatrice de documentaires. MY JEALOUS BARBER est son premier long métrage de fiction.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = La Nuit de la Vérité = top =

 Buena Vida (Delivery)

Buena Vida deliveryRéalisation : Leonardo DI CESARE
Scénario : Leonardo DI CESARE, Hans GARRINO
Image : Leandro MARTINEZ
Montage : Liliana NADAL
Musique : Sebastian VOLCO, Pablo DELLA MAGGIORA
Interprétation : Ignacio TOSELLI, Moro ANGHILERI, Oscar NUNEZ, Alicia PALMES, Sofia DA SILVA
2004 - 1h34 - Couleur - 35mm - VO espagnole - ST français -
Distribution : ID DISTRIBUTION

Site officiel du film

Lorsque ses parents émigrent en Espagne, Hernan décide de louer une pièce de la maison familiale à une jeune fille qui devient rapidement sa petite amie. Du jour au lendemain, la famille de celle-ci investit les lieux et y installe une fabrique de churros.

Sous une apparente simplicité, ce film exprime avec un humour grinçant digne de l’âge d’or des grandes comédies italiennes une expérience à la fois singulière et universelle de manipulation émotionnelle et économique. Grâce à des comédiens épatants de justesse, Leonardo DI CESARE décrit parfaitement les situations inextricables dans lesquelles se retrouve une partie des Argentins aujourd'hui, pris dans la crise sociale que traverse leur pays. Débutant comme une gentille comédie romantique, le film se transforme petit à petit en un féroce petit traité de survie dans un pays où le « chacun pour soi » règne en maître.

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Après avoir suivi des cours d'art dramatique, Leonardo DI CESARE se consacre à la réalisation cinématographique. Metteur en scène pour le théâtre, il est également cameraman, scénariste puis réalisateur. BUENA VIDA DELIVERY, qui vient de remporter le grand prix du festival des cinémas d'Amérique latine de Toulouse, est son premier long métrage de fiction.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = top =

 La Nuit de la Vérité

Nuit de la VéritéRéalisation : Fanta Régina NACRO
Scénario : Fanta Régina NACRO et Marc GAUTRON
Image : Nara Kéo KOBAL
Montage : Andrée DAVANTURE
Musique : Groupe naba YAADEGA, Sami RAMA, Los Tres AMIGOS
Interprétation : Neky Sy SAVANE, Georgette PARÉ, Commandant Moussa CISSÉ, Amada OUEDRAOGO....
2004 - 1h40 - Couleur - 35mm - VO burkinabé - ST français -
Contact : ACROBATES FILMS - PARIS - 01 43 16 89 99

Dossier pédagogique du film (format pdf)

Dans un pays imaginaire d’Afrique de l’Ouest, un cessez-le-feu vient d’être signé après dix ans d’une sanglante guerre civile entre l’armée régulière de l’ethnie Nayak et les rebelles Bonandé dirigés par le colonel Théo. La paix doit être signée et chez les Bonandé, on se prépare à recevoir le Président Nayak et sa femme. Mais le désir de paix n’est pas partagé par tous et certains ne supportent pas la perspective d’une réconciliation avec l’ennemi irréductible. L’arrivée du président et de sa femme accompagnés d’une importante escorte armée marque le début d’une longue nuit où s’entremêlent intimement la volonté de paix et de pardon et la résurgence de la haine que l’on pressent inévitable. Un suspense particulièrement bien orchestré s’installe jusqu’à la résolution finale inattendue.

Cette fiction située dans une Afrique imaginaire plonge évidemment le spectateur dans la douloureuse réalité vécue par ce continent. Mais au-delà de l’évocation du Rwanda et de son cortège de tragédies ou d’autres situations conflictuelles traversées par l’Afrique, le film a une portée universelle : il montre comment la haine est présente au cœur de chaque être humain et peut se manifester, à tout moment, dans certaines circonstances. Il fait toucher du doigt la fragilité des efforts de paix qui peuvent être annihilés en une fraction de seconde par un comportement dominé par la haine. Bien loin d’être une froide démonstration, le film met en scène avec brio des personnages attachants mais contrastés, ambigus et, au fond d’eux-mêmes, imprévisibles, comme nous le serions tous, si nous étions placés dans des situations extrêmes. Et il n’est, sans doute, pas anodin, que les portraits les plus forts soient ceux des deux femmes qui vont directement infléchir le cours de l’histoire. Avec cette fable si universelle et si profondément humaine, Fanta Régina NACRO a su trouver un style qui nous plonge dans une sorte de tragédie antique où l’homme peut encore rester maître du destin, pourvu qu’il le veuille vraiment.

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Fanta Régina NACRO est née au Burkina en 1962 et a fait ses études à Paris. Avec ses premiers courts-métrages : UN CERTAIN MATIN (1992), PUK NINI (1995), elle se range dans ce que l’on a appelé la “nouvelle vague africaine”. Son dernier court-métrage BINTOU (2001) a remporté une trentaine de prix dans les festivals internationaux. Elle vient d’être élue à des responsabilités importantes dans l’Association des Réalisateurs et Producteurs Africains.

= How I Killed a Saint = Kontroll = Littoral = Bye Bye Tiger = Banlieues (Predmestje) = Mon coiffeur préféré (Min misunnelige frisor) = Buena Vida (Delivery) = La Nuit de la Vérité = top =